|
Rétro
Eric CARRIÈRE : "Pourquoi j'ai voulu aider Muret..." (1/2) (Des pros bien de chez nous...)Depuis cinq ans maintenant, Eric Carrière a souhaité revenir s'investir dans le club qui aura constitué pour lui un tremplin vers le professionnalisme. Président délégué, le Dijonnais n'a jamais cessé depuis de peser sur les grandes décisions de la vie du club. Depuis Lyon d'abord, Lens et Dijon ensuite, il continue de veiller à ce que son ASM reste fidèle à certaines valeurs. Il nous explique dans cette première partie l'origine de cet investissement rare. A suivre la deuxième partie de l'interview : Eric reviendra-t-il à Muret à la fin de son contrat à Dijon ? Sur Foot 31.fr dans les heures qui viennent...
Eric, cela fait cinq ans que vous êtes revenu en quelque sorte t'investir à l'AS Muret, pourquoi une telle démarche ?
Je n'ai joué que trois saisons à l'ASM mais trois saisons qui furent pour moi hyper importantes à plusieurs titres. Il y avait d'abord une ambiance particulière dans ce club, avec beaucoup d'universitaires et de fortes valeurs familiales. J'y ai vécu de bons moments, sportifs et conviviaux, j'y ai effectué de bonnes rencontres, notamment Pascal Sempé qui était encore au club lorsque j'ai souhaité m'y investir. C'est par son intermédiaire que je connaissais la situation. Financièrement et sportivement, le club n'était pas au mieux et ça me faisait de la peine. Concrètement, qu'avez-vous fait ? Je suis intervenu dans des prises de décision pour nommer telle ou telle personne à tel ou tel poste. Au départ, le chamboulement était tel au sein du bureau directeur, que j'étais entièrement partie prenante au jour le jour. Au fil du temps, à mesure que je connaissais mieux les gens en place, j'ai appris à déléguer et à faire confiance, notamment au président, Marc Cafiéro, un ami d'enfance. Au début, il fallait gérer jusqu'au moindre détail, le plus important étant d'assainir le club financièrement. Un exemple, à mi-saison, seulement un tiers des licences avaient été payées alors que dans le fonctionnement d'un club de cette dimension, les licences, c'est super important ! Il a fallu faire prendre conscience aux gens de pas mal de choses... "Oui, je suis intervenu financièrement à titre personnel..." Etes-vous intervenu financièrement à titre personnel ? Oui, bien sûr. J'ai voulu montrer que mon engagement n'était pas feint, qu'il était sincère. Mais ce n'est pas le plus important. Cinq ans après, quel bilan faites-vous ? Comment se porte l'ASM ? Financièrement, nous avons réussi relativement vite à assainir le club tout en continuant à payer les éducateurs qui sont la base de ce renouveau. Alors que beaucoup de clubs de ce niveau privilégient l'équipe I en accordant une grosse partie du budget aux joueurs, à Muret nous avons voulu faire l'inverse. Donc, évidemment, cela a des répercussions au niveau sportif. L'équipe fanion est encore en DH alors qu'elle serait certainement montée si nous avions fait comme beaucoup d'autres clubs. Néanmoins, cela fait deux ans, depuis l'arrivée de mon frère Cyrille, que nous jouons la montée. J'espère que cette saisons sera la bonne. En même temps, ça changerait quoi si l'équipe une montait en CFA2 ? Rien au niveau des valeurs que nous souhaitons véhiculer mais beaucoup dans l'attractivité du club vis à vis des joueurs de la région. Lorsque nous jouions en National, avec Gérard Rabier, déjà le club ne privilégiait pas l'aspect financier pour recruter. On venait à Muret pour autre chose : le niveau et l'ambiance. Mais nous étions en National. En DH, on ne peut pas prétendre attirer beaucoup de joueurs. En CFA2 ce sera mieux... Et puis je sens une grande attente de tous les gens au club par rapport à ce challenge de la remontée. Il y a un bon groupe de joueurs, il serait important pour la dynamique générale qu'il soit récompensé. Avez-vous souvent Cyrille, votre frère, au téléphone ? Oui, bien sûr, c'est quand même mon frère (rires) ! Même si on ne parle pas tout le temps football, je sais ce qui se passe au club. En même temps, j'ai vite souhaité que les dirigeants aient une grande autonomie par rapport à moi. Au début, il ne se passait pas une semaine sans qu'on s'appelle. aujourd'hui, je n'interviens plus que pour les grandes décisions. Pourquoi ne pas vous êtes investi à Auch, où vous avez joué plus longtemps ? Parce que j'ai été plus marqué par mon passage à Muret que j'ai connu en pleine période universitaire, avec tous les liens que cela peut créer. Avec le temps, j'ai gardé moins d'attaches à Auch. En plus, mes parents n'habitent plus dans le Gers. (à suivre la deuxième partie de l'interview sur foot31.fr dans les heures qui viennent) Propos recueillis par Jean-Louis Bouffartigues Mercredi 11 Février 2009
Jean-Louis Bouffartigue
Nouveau commentaire :
|
Les derniers articles de la même rubrique
Eric CARRIÈRE : "Pourquoi j'ai voulu aider Muret..." (1/2) (Des pros bien de chez nous...)
11/02/2009
Fabien AUDARD : "A Seysses, mon premier coach était un abbé !" (Des pros bien de chez nous)
18/02/2009
Baup : "Mes années Comminges..." ("Des pros bien de chez nous...")
06/02/2009
Rétro : Salies du Salat, 20 ans après
18/01/2009
|
||||
|
|||||





