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Philippe DALLARD, itinéraire d'un enfant de la balle...

De 1973 à 2008, d'une crise pétrolière à une crise financière, de père en fils, la famille Dallard a su assurer la pérennité de l'entreprise familiale. Partenaire et passionné de sport, de foot, Philippe Dallard représente aujourd'hui le modèle de l'entrepreneur qui gagne et qui fait gagner. Au delà de la réussite de Citroën, à St-Gaudens, Muret ou Montaudran, c'est une certaine vision de l'entreprise et des rapports humains qui s'exprime au sein de l'ancien défenseur rugueux de l'AS Muret et de la JS Carbonne ! (par Peter Schilton)


Lors des derniers Boss du foot, Philippe Dallard a touché du doigt... le haut niveau !
Lors des derniers Boss du foot, Philippe Dallard a touché du doigt... le haut niveau !
1973. Au coeur de la première crise pétrolière, Guy Dallard crée une concession Citroën à Muret. Plusieurs modèles, dont l’incontournable 2 CV, et l’Ami 8, assurent le développement et la pérennité d'un groupe qui s’implante à St Gaudens et Toulouse Montaudran. 2008, en pleine crise financière et… pétrolière, Philippe, le fils, reprend le flambeau et gère les trois sites. Passionné par son métier, il s’applique à développer la réussite de l’entreprise familiale en s’appuyant sur des valeurs qui lui sont chères : le respect, la créativité, la proximité avec les clients et le personnel. Autant de valeurs qui le caractérisent au quotidien avec ses proches, pour la plupart d’entre eux, des sportifs. Car l’autre passion de Philippe Dallard, c’est le sport. Et le foot en particulier. De ses années muretaines, à Tournefeuille, en passant par Carbonne, récit d’un homme pressé et… doublement chevronné !
« Le sport a toujours fait partie de ma vie. Je suis né avec un ballon dans les mains. Ma mère m’endormait même avec un ballon au pied du lit ». Voilà les premiers mots de Philippe Dallard quand on lui demande ce que le sport évoque pour lui. Le sourire aux lèvres et les yeux pétillants, il continue : «J’ai toujours adoré le football. J’emmenais souvent un ballon à l’école. Ce qui m’a causé parfois des soucis car j’ai cassé quelques carreaux ». Forcément, dès l’âge de 5 ans, il signe à l’AS Muret, son club de cœur. Dominique Casagrande se souvient : « On s’est connu en CM1. On avait la même passion des bateaux Playmobil… et du foot ! Même si lui partait en classe de neige et pas moi (rires) » Il portera le maillot blaugrana jusqu’en juniors mais sans franchir les dernières marches vers l’équipe première, « trop hautes pour moi » sourit-il. Il va donc poser son sac de foot, pas très loin, à Carbonne pour jouer deux ans en DHR, « deux années mémorables, tant au niveau sportif qu’au niveau humain ». Mais sa copine habitant à Toulouse… et les troisièmes mi temps étant aussi longues que les routes sinueuses du Volvestre, il ne restera que deux ans à la JSC. Il se rapproche donc sagement de Toulouse, et signe à Tournefeuille, toujours en DHR pour un nouveau cycle de deux années, ponctué d’excellents moments sur, et en dehors du terrain. « C’était un exutoire, mais aussi une bonne excuse pour nous retrouver. Je me souviens de nos primes de match que l’on mettait dans un pot commun pour les dépenser aussitôt en soirées à refaire le match. Des moments exceptionnels et inoubliables ».

"Un défenseur dur sur l'homme qui ne lâchait rien pendant... les trois mi-temps !"

Avec Dominique Arribagé et Emmanuel Jean, entre anciens joueurs de l'AS Muret...
Avec Dominique Arribagé et Emmanuel Jean, entre anciens joueurs de l'AS Muret...
On l’aura compris, Philippe Dallard est assurément un bon vivant. « C’était un défenseur dur sur l’homme et qui ne lâchait rien pendant… les trois mi temps » confirme Emmanuel Jean. Le virevoltant gaucher de la grande époque blaugrana enchaîne : «Il peut discuter des heures à refaire un match devant une bière… ou deux. C’est un bon vivant oui, disons, épicurien ! » Un épicurien qui a le sens des responsabilités. En parallèle, la concession Citroën de Muret grandit, progresse, lui prend de plus en plus de temps. Cela devient compliqué de concilier le foot avec le travail. Il prend alors la décision de s’écarter des terrains ce qui ne l’empêche pas de conserver le contact avec les joueurs, les copains, qu’il revoit avec grand plaisir « même avec ceux que l’on perd de vue. Car la force du foot, c’est d’avoir vécu des moments de joies, de déceptions, que l’on ne peut vivre que dans le sport. Quand on se revoit, tous ces souvenirs remontent à la surface. On en reparle comme si c’était hier ! ». Certains sont devenus des amis proches. Parmi eux, Dominique Arribagé, autre ancien de la maison muretaine, confirme : « C’est un ami fidèle, loyal. Il est généreux. Depuis vingt ans que l’on se connait, je le considère comme un frère ». L’amitié et la famille s’entrecroisent parfois. Ce n’est sans doute pas un hasard si l’ancien stoppeur du TFC est aujourd’hui l’ambassadeur sportif du groupe Dallard. Tout aussi symbolique, la place que le sport a pris dans sa vie, il la partage et transmet « dans l’éducation que je donne à mes enfants par exemple. En leur inculquant des valeurs qui sont propres au sport avec des notions de vie commune, de culture, de partage, de respect ». Logique aussi de retrouver ces principes de vie au sein de l’entreprise familiale, dans laquelle Sophie, la sœur, y occupe une place importante. « Ces valeurs sont importantes pour travailler au quotidien avec des hommes et des femmes. Cela permet de progresser dans le management, dans la façon de communiquer ». Et comme dans toute bonne maison de famille, on retrouve même dans chaque concession, des grandes photos du personnel. Sans oublier des expositions de peinture et de sculpture. « C’est un homme qui a un vrai sens des valeurs, confirme Manu Jean. Il connait vraiment bien les hommes, il les comprend. Il ne peut concevoir un projet sans qu’il y ait une aventure humaine. Il est passionné par son métier, par la réussite de l’entreprise, et donne tout pour y arriver. C’est un battant ! ». Car en trois ans, depuis sa prise de fonction au poste de directeur général, Philippe Dallard a mis toute son énergie au service du groupe. « Il faut dire qu’il bénéficie aussi du renouveau de Citroën » précise Manu Jean, qui rajoute, non sans humour : « Parce qu’il avait commencé dans le dur en vendant des LNA et des Visas. C’était quand même moins sexy qu’une DS3 ! »
L’intéressé ne s’en cache pas. La marque aux deux chevrons jouit d’une bien meilleure image depuis quelques temps. N’oublions pas qu’au début des années 90, Citroën France luttait carrément pour sa survie. Et pour sauver l’entreprise, a fabriqué des voitures à faible coût pour plus de volumes. Les Saxo, Xantia et autres BX, sortaient des usines, certes, mais pas des salons de beauté. Difficile d’effacer l’image un peu « cheap » qui colle à la marque au début des années 2000, malgré un renouveau amorcé par les sorties des C3, C2, C4 premières moutures et autres Xsara (pionnière des titres de champion du monde WRC constructeur et pilote). Alors, plutôt que de faire du neuf avec du vieux (New Beetle, Fiat 500, Mini, etc), Citroën mise sur la création d’une nouvelle ligne. Audacieux et risqué, le pari est gagnant. La ligne DS (Distinctive) est inaugurée avec le lancement de la DS3 qui, grâce aux multiples combinaisons de couleurs et de motorisations, joue à fond la carte de la personnalisation. Tout comme Philippe Dallard personnalise la relation avec le client.. et n’a pas attendu après le succès de la belle citadine. Un an plus tôt, il devenait le meilleur concessionnaire Citroën de France (2009).

"La vie est une histoire de passions, et le foot, c’est ma passion d’enfance."

Fussent-ils rugbymen (ici le duo Hassan-Tournaire), les obstacles ne lui ont jamais fait peur !
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Il entretient son réseau, le fait fructifier. Il nous parle notamment de son partenariat avec le TFC : « La vie est une histoire de passions, et le foot, c’est ma passion d’enfance. Quand j’ai eu l’opportunité de me rapprocher du TFC, j’ai foncé. Je mettais les pieds dans un univers qui me faisait rêver depuis que j’étais tout petit. J’y ai tissé des vraies relations professionnelles et amicales ». Comme beaucoup, il a été marqué par le fiasco de l’équipe de France lors de la dernière Coupe du Monde. « J’étais révolté par certains comportements. J’imagine les dégâts auprès des enfants. Et justement le TFC renvoyait une image plus citoyenne, plus juste. Et correspond tout à fait à celle que je me fais du sport. »
Il faut dire que les dirigeants actuels sont pour la plupart des anciens joueurs, qu’il croisait régulièrement dans le passé. Notamment Jean François Soucasse, le directeur général des Violets, qui confirme : « Nous nous connaissons depuis 20 ans en effet. Nous avions l’occasion de nous rencontrer après les matches. Je suis tout d’abord très satisfait de son implication au TFC. C’est un chef d’entreprise très dynamique et performant. Un homme d’affaire innovant. » Et de poursuivre avec une pointe d’ironie : « Je lui ai même dit qu’il était source d’inspiration pour nous car il a été champion de France en 2009 et a même réalisé le doublé cette année là ! » En effet, lauréat du 12ème Masters Auto Infos 2011, qui récompense les meilleurs vendeurs français, il s’est vu décerner un autre prix, qui donne du sens à son management « familial ». La CGPME 31 (Confédération Générale des PME du 31) lui a attribué le Trophée du Manager 2011, un trophée remis au chef d’entreprise à la meilleure gestion économique, financière mais aussi humaine. Tout un symbole encore une fois.
Philippe Dallard ne se repose pas pour autant sur ses nombreux lauriers, au contraire. S’il est vrai que son partenariat avec le TFC est bénéfique, il s’engage aussi dans le monde amateur. « On s’est dit qu’on ne pouvait pas rester uniquement dans notre monde professionnel. Car tout part du monde amateur. D’où notre rapprochement avec le district, notre présence à Planet Foot chaque année et plus récemment, l’AS Muret ». Revenir dans son club de toujours, là où tout a commencé, parait normal. « J’ai mis un point d’honneur à revenir à l’ASM. C’est le club de mes débuts que l’on avait aidé à l’époque. Mais entretemps certains dirigeants avaient changé, leur culture de l’entreprise ne me convenait pas. Et comme je ne m’engage qu’avec la foi, on a pris du recul. L’arrivée des anciens comme Jean Deneys et Stéphane Audard notamment a accéléré le rapprochement ». Ce dernier nous confie : « Son retour à l’ASM est une très bonne chose. Nous partageons les mêmes valeurs de respect, de rigueur et de travail. Ce club, c’est son club de cœur. Il en a porté les couleurs, il l’a soutenu. Il soutient le foot amateur comme il soutient le TFC, avec la même passion ». Nous pouvons le confirmer à FOOT31. « J’ai découvert que tous les amateurs de la région étaient connectés sur FOOT31 » dit Philippe Dallard. « C’est un support exceptionnel qui est en corrélation avec la culture sport. Une info au quotidien pour éviter la désinformation. Garder le lien, les contacts, c’est ce qui m’intéresse, c’est tout ce qui a du sens, et ce site joue un vrai rôle dans notre région. Tant au niveau des clubs, des sportifs, mais aussi au niveau des entreprises, des relations entre partenaires. Le sport c’est comme l’entreprise. Les résultats, ça va, ça vient. Le plus important c’est ce lien qui existe aujourd’hui entre tous les passionnés de sport, qui peuvent s’exprimer. »

La DS3 en tête des ventes sur son segment, la DS4 élue « plus belle voiture de l’année 2011 », la DS5 qui pointe le bout de son pare-choc dès la semaine prochaine...

La DS4 élue plus belle voiture de l'année 2011...
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Le jeune quadra court partout. Mais a-t-il le temps de faire du sport ? « Quand on aime ça, on trouve toujours le moyen d’en faire » dit-il. A ses dépends parfois. Il y a quatre ans, il est victime d’une rupture du tendon d’achille sur le synthétique du Stadium ! Qu’à cela ne tienne, il se rétablit et, en véritable touche à tout, il s’essaye au golf, au tennis, au squash. « Un plaisir autant qu’un besoin ». Tout naturellement, il fait des rencontres, s’imprègne et s’engage à nouveau. Le voilà parrain du Festigolf, partenaire des Dauphins du TOEC, de l’Hippodrome de la Cépière et… de l’association « Dessine moi une maison ». Car, on le sait moins, mais l’entreprise qui met en avant les valeurs familiales met un point d’honneur à les appliquer au quotidien en soutenant par exemple cette association (parrainée par Vincent Clerc) qui vient en aide aux parents en difficulté quand leurs enfants sont hospitalisés. « Nous le faisons car nous sommes touchés par ces causes, nous apportons une aide structurelle pour aider à aménager la Maison des Parents à l’hopital Purpan... » ainsi qu’une voiture lors de la dernière tombola de l’association qui a permis de récolter une somme importante.
La DS3 en tête des ventes sur son segment, la DS4 élue « plus belle voiture de l’année 2011 », la DS5 qui pointe le bout de son pare-choc, son moteur hybride et toutes ses innovations, dès la semaine prochaine, une actualité dense, qui n’est pas prête de s’arrêter avec les prochaines sorties annoncées (DS2, nouveau CrossOver…). Bref, l’agenda de Philippe Dallard sera toujours très chargé. Mais nul doute qu’il trouvera le temps d’aller supporter le TFC, l’AS Muret, de faire du sport et de boire un verre (ou deux) entre amis. Le personnage détonne et marque les esprits de tous ceux qui le connaissent. Tous et toutes ont tenu à saluer la qualité de l’homme autant que celle du chef d’entreprise. Entre autres qualités, et pour conclure, Jean François Soucasse a tenu à en rajouter une : « C’est un très grand imitateur… de perroquet ». Encore un signe… distinctif !

P.S.

Philippe DALLARD, itinéraire d'un enfant de la balle...

Vendredi 7 Octobre 2011
Le chef Footengo

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